à voir, à faire

Chemins de randonnées

Saint-Vaury propose 3 boucles dont un circuit dédié au Puy des 3 Cornes et au site de Roches (carte IGN ci-jointe). Le choix des tracés est réalisé en collaboration avec l’Office National des Forêts suite à la mise en valeur du site des 3 Cornes. Saint-Vaury fait également parti du tracé de l’itinéraire de Pays, une boucle de 92km. Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à visiter le site de l’Office de Tourisme du Grand Guéret

Téléphone : 05 55 51 93 23
Adresse : 12, avenue Pierre Leroux 23000 Guéret

Site de Roches : site classé du Puy des Trois Cornes

Le site de Roches est un site privilégié pour observer les migrations. Rappelons ce que signifie ce phénomène : c’est le déplacement de certaines espèces animales. Idéal pour l’observation des oiseaux tels que grues cendrées, cigognes blanches et noires, rapaces et pigeons, ce site offre une vue panoramique et vous fait découvrir les hauteurs de la région.

Du haut de la colline, près du « Pas du diable », vous pouvez admirer le superbe point de vue en direction du Berry, des Monts du Limousin et des Monts d’Auvergne. Par temps clair, on aperçoit également le Puy de Dôme.

On raconte que le Diable, venant du village de Saint-Martin, escalada un énorme rocher dans le but de se rendre à Roches. Au sommet de celui-ci, il traversa une plate-forme rocheuse, laissant derrière son passage de très grandes empreintes de pas ainsi que celles de son chien et de sa chèvre. Puis, en traversant le pont, il enjamba la Creuse, tomba et se noya. Ce qui donna, depuis, le nom de « Pas du Diable » à la légende.

Les jardins et la fontaine Saint Valéry

Saint-Valéry était un ermite du 5ème siècle, qui en descendant voir les reliques de Saint-Martial à Limoges s’est arrêté sur le Mont Bernage, ou Puy des Trois cornes. Il y installa son ermitage.

Saint-Valéry, voulant se désaltérer, jeta sa pioche du sommet du Mont Bernage et une source aurait jailli à l’endroit où la pioche serait tombée. Cette fontaine est dite miraculeuse : elle guérirait de maux et redonnerait des forces aux jeunes enfants.

Une statue du saint a été implantée sur le site au début du 20ème siècle. Le 8 juillet, fête du saint, une messe lui est dédiée et un pèlerinage est effectué sur le site où il aurait vécu.

Chapelle Saint Michel

Vers 1030, une première chapelle a été construite sur une motte cadastrale (une butte artificielle). La chapelle que l’on voit aujourd’hui a été reconstruite au XVIIème siècle. Le clocheton est couvert de bardeaux de châtaignier. Dans cette chapelle, il n’y a plus de célébrations religieuses mais des spectacles.

La chapelle Saint-Michel a été reconstruite grâce aux pénitents blancs. Les pénitents blancs étaient une confrérie religieuse qui fut créée à Saint-Vaury en 1630. Elle était composée de laïcs. Ils disaient des prières ou faisaient des processions. Ils portaient une aube et une cagoule pour ne pas montrer leur visage.

Aujourd’hui, elle sert de salle d’exposition et de petite salle de spectacle d’une jauge maximale de 49 personnes.

Église

L’église de Saint-Vaury construite au XIème siècle a connu de nombreuses transformations.
En 1921, un incendie, provoqué par la foudre, détruit le clocher et la voûte. Les parties endommagées sont reconstruites en béton armé en 1924. Ces travaux sont réalisés par deux architectes de renom, Auguste (1874 – 1954) et Gustave (1876 – 1952) PERRET. C’est une des premières églises réalisées en béton armé.

L’entrée de l’édifice est un clocher-porche. Ce dernier est composé de l’ancienne porte en arc brisé et d’une terrasse en béton qui porte une flèche. Celle-ci est réalisée avec quatre ailerons qui sont liés entre eux par des claustras. Elle est surmontée d’une croix couronnée d’un coq.

Au pied des ailerons se trouve la chambre des cloches construite en brique. La nouvelle flèche en béton respecte la silhouette de l’ancienne flèche.
La grande originalité de l’église est la juxtaposition des différentes époques de construction : les murs de pierre du Moyen Age côtoient le béton du XXème siècle. Les frères PERRET réussissent à reconstruire les parties détruites tout en préservant les parties anciennes de l’édifice.

Les frères PERRET sont parmi les premiers architectes à utiliser le béton. Ils ont travaillé dans le France entière et à l’étranger : le théâtre des Champs-Elysées (1913), l’église Notre-Dame du Raincy (1922 – 1923), ou encore la Tour d’orientation de Grenoble (1925). Une de leurs plus grandes réalisations reste la reconstruction du Havre après la Seconde Guerre mondiale.

Au sommet du clocher, on peut voir un coq, réalisé par le sculpteur François POMPON. François POMPON est un grand artiste qui représente surtout des animaux en simplifiant et en lissant les formes. A l’intérieur, on peut aussi découvrir un beau retable du XVème siècle.